Lorsque vous achetez une propriété à Montréal, la ville vous envoie une facture particulière. La plupart des gens l’appellent la taxe de bienvenue, même si son nom officiel est les droits de mutation immobilière.
Plusieurs mythes circulent à propos de cette taxe. Démystifions-les afin que vous puissiez chercher votre propriété en toute confiance!
Mythe 1: Les premiers acheteurs ne paient pas cette taxe.
Réalité: Au Québec, presque tout le monde doit la payer. Que ce soit votre première propriété ou la cinquième, la ville exigera ce droit de mutation. Il existe seulement quelques exceptions, par exemple lors d’un transfert entre certains membres de la famille.
Mythe 2: C’est un petit montant fixe.
Réalité: La taxe est progressive. Cela signifie que plus le prix de la propriété est élevé, plus le taux appliqué augmente. En 2026, Montréal utilise plusieurs paliers, un peu comme pour l’impôt sur le revenu.
Comment le calcul fonctionne (taux 2026)
La ville se base sur le prix d’achat (ou la valeur municipale) et applique différents pourcentages selon les tranches :
0,5 % sur les premiers 62 900 $
1,0 % sur la portion entre 62 900 $ et 315 000 $
1,5 % sur la portion entre 315 000 $ et 552 300 $
2,0 % sur la portion entre 552 300 $ et 1 104 700 $
(Les taux augmentent encore pour les propriétés de plus de 1 million.)
Exemple: Si vous achetez un condo à 450 000 $, la taxe serait d’environ 4 860 $.
Mythe 3 : On paie la taxe chez le notaire.
Réalité: Vous ne la payez pas lors de la signature de l’acte. La ville vous enverra plutôt une facture 1 à 4 mois après votre emménagement. Une fois reçue, vous avez généralement 30 jours pour payer le montant complet.
Mon conseil
Puisque cette taxe doit être payée peu après votre achat, évitez d’utiliser toutes vos économies pour la mise de fonds ou le mobilier. Gardez un petit « fonds taxe de bienvenue » de côté afin de pouvoir régler la facture sans stress lorsqu’elle arrivera dans votre boîte aux lettres.






